Entretien avec l’équipe de The Keepers

Publié par Nicholas le 05/09/2013 dans Dans les coulisses de la série...

Cette semaine, nous avons rencontré Andrew Tsyganov, le PDG des studios Blam! Games, qui nous a parlé de sa série The Keepers. Lorsque vous aurez lu l’entretien et admiré les ébauches, essayez le dernier volet de la série : The Keepers: L’Ultime Secret de l’Ordre  !

Pourriez-vous nous parler un peu de vous et de votre équipe ?

Bonjour Big Fish ! Je suis Andrew Tsyganov, le PDG des studios Blam! Games. Nous développons des jeux casual pour vous !

Comment vous est venue l’idée de la série The Keepers ?

Nous voulions créer une aventure passionnante entourée de mystère, un thriller bourré de suspens et de surprises. Il était important pour nous d’éviter les thèmes clichés et les histoires banales de cimetières et de manoirs hantés. Nous voulions également créer un méchant reconnaissable qui plairait à notre audience. Après de longues recherches, nous avons choisi un jeune garçon démoniaque : Vlad. Il semble plaire aux joueurs. Nous avons été vraiment surpris quand nous avons commencé à recevoir des évaluations positives. Cela n’avait pas été facile de créer un personnage de méchant unique, comme nous voulions en voir dans les autres jeux, mais nous avions réussi !

Pourquoi avez-vous voulu devenir développeur de jeux vidéo ?

Pour la passion des jeux, l’envie de pouvoir mettre en scène mes propres idées et de les comparer aux autres jeux, pour la capacité de grandir, d’évoluer et de prendre des risques…

Où trouvez-vous l’inspiration pour un jeu ?

Je parle de tous les aspects de la création du jeu avec mes concepteurs, depuis l’idée jusqu’au produit fini. Nous discutons d’histoires, livres, films ou événements qui nous ont intéressés, les transformons et les combinons pour obtenir un matériau utilisable dans nos jeux. La plupart de mes idées me viennent dans des moments inattendus : sur la route de la maison, en lisant un livre, en faisant des choses qui n’ont aucun rapport avec l’idée du jeu, en tous cas, pas pendant les réunions dédiées ! Souvent, l’idée d’un jeu se transforme pour devenir le concept d’un autre jeu d’un genre complètement différent.

Combien de temps vous faut-il pour concevoir un jeu du début à la fin ?

Chaque jeu que nous créons est un peu notre bébé : il lui faut neuf mois pour se développer.

Quels sont les principaux défis techniques lors du développement d’un jeu vidéo ?

Nous n’avons pas encore rencontré de problèmes techniques que nous n’avons pas pu résoudre. Je suis entouré par une équipe de professionnels qualifiés sur laquelle je peux compter.

Votre équipe de développement a-t-elle une spécificité ?

Nos jeux sont tous uniques. Notre but est de toujours offrir quelque chose de nouveau aux joueurs, quelque chose qu’ils n’ont jamais vu. En particulier, nous faisons très attention aux graphismes. Si vous jouez à nos jeux, vous verrez qu’ils sont toujours différents.

Avez-vous des conseils pour les nouveaux développeurs ?

N’oubliez pas que le marché des jeux vidéo change constamment. Si vous gardez cela en tête et surveillez les changements, vous pourrez créer un jeu super qui ne semblera pas vieilli à votre audience.

Quel est votre jeu préféré en ce moment, et pourquoi ?

J’adore Skyrim. On peut y jouer encore et encore sans s’ennuyer. C’est un monde ouvert qui recèle de tâches. Les graphismes sont magnifiques, la liberté est totale.

En ce qui concerne les jeux d’objets cachés, je dirais Mystery Case Files et le premier volet de la série PuppetShow.

Si vous pouviez retirer un cliché des jeux vidéo, lequel choisiriez-vous ?

Les vieux manoirs, les accidents de voiture, les enfants à sauver et la panoplie sans fin de membres de la famille qui disparaissent.

D’après vous, quelle est la meilleure manière d’aborder un nouveau projet ?

La préproduction doit être réfléchie. Il faut trouver une histoire unique qui est adapté à l’audience-cible, puis commencer le travail approfondi sur le monde du jeu et ses décors. Ensuite, nous élaborons les rebondissements du jeu et cherchons un style graphique qui lui correspond.

Une fois que votre jeu est sorti, prenez-vous autant de plaisir à y jouer que vous en avez eu à le développer ?

Je n’ai pas la chance de jouer à nos jeux après leur sortie. Par contre, j’y joue des centaines de fois et à tous les stades du processus au cours de la production. Après cet entretien, je vais jouer à The Keepers: L’Ultime Secret de l’Ordre Edition Collector une dernière fois avant sa sortie. Ensuite, je consulterai les forums et lirai les avis postés par les joueurs. Ainsi, je pourrai prendre en compte toutes les erreurs éventuelles que nous avons faites, et je ferai de mon mieux pour ne pas les reproduire à l’avenir.

Avez-vous déjà dû sacrifier des éléments d’un jeu auxquels vous teniez vraiment, pour maintenir un budget ou respecter un délai ?

Oh oui ! Le mot “délai” a une signification un peu différente pour les développeurs de jeu. Lorsque nous travaillons sur plusieurs projets, nous étirons au maximum sa définition. Par contre, nous essayons d’incorporer dans le jeu toutes les fonctionnalités que nous avions prévues. En effet, ce sont elles qui vont le rendre unique.

D’après vous, quelle est la meilleure manière d’aborder un nouveau projet ?

Le point de départ est toujours formé de l’histoire, de la création des personnages et du monde du jeu. La préproduction est une étape primordiale du développement.

Vous arrive-t-il de vous rendre compte qu’un jeu sur lequel vous travaillez nécessite une amélioration majeure ? Existe-t-il des procédés permettant de corriger le tir au stade final du développement ?

C’est mon travail de gérer le studio et tout ce qu’il produit. Je joue toujours à nos jeux à toutes les étapes du développement. Il peut y avoir des changements majeurs à tout moment, mais c’est normal. La version finale du jeu peut être très différente de son ébauche sur papier. Tout peut arriver.

Cet article vous a inspiré des questions ? N’hésitez pas à vous exprimer dans la section commentaires, ci-dessous !

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